L'Épopée de la Techno Hardcore

Rotterdam, 1992 : La naissance de la culture Gabber à plus de 160 BPM.

Rédigé par Kurt Corbeille | Dans Rotterdam Archives | Publié le 1 août 2014 | Temps de lecture : 6 min
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Saga Hardcore

Au début des années 1990, alors que la techno devenait de plus en plus polie et mélodique, une frange de producteurs à Rotterdam et Francfort a décidé de pousser les machines à leurs limites physiques. En distordant les kicks de batterie et en accélérant le rythme au-delà des 160 BPM, la **Techno Hardcore** (ou Gabber) is née.

La culture Gabber s'est développée comme une réponse prolétaire et brute à la house jugée trop snob de la bourgeoisie d'Amsterdam, se caractérisant par des vêtements de sport (pantalon de survêtement Cavello ou Australian) et des têtes rasées.

La révolte de Rotterdam

Le label *Rotterdam Records*, fondé par Paul Elstak en 1992, marque le point de départ avec des hymnes de résistance industrielle. La musique se veut violente, rapide, mais conserve souvent une pointe d'humour cynique.

Un mouvement de masse mondial

Grâce à des festivals légendaires comme Thunderdome ou Masters of Hardcore, le mouvement rassemble des dizaines de milliers de personnes à travers l'Europe du Nord, restant l'une des contre-cultures les plus fidèles et soudées de la scène électronique.

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